On sert plus. 
Ok je vais manger le biscuit là.

On sert plus.
Ok je vais manger le biscuit là.

Il m’aura fallu attendre jusqu’à aujourd’hui pour acheter mon premier four ainsi que ma première housse de table à repasser. Oui madame. Ce doit être l’âge adulte qui commence à faire effet. Ou bien une dépression latente qui me pousse à tenter l’expérience d’un droit chemin. Penser aux poulets cuits et aux milliards de possibilités culinaires qu’offre ce matériel chasse de manière quelque peu ridicule mais significative, mais tout cela est très personnel, l’espace d’un court mais formidable instant, les questions existentielles et paralysantes concernant mon avenir professionnel. Toute recette au four est la bienvenue.

Et dire que je voulais rentrer en taxi

Et dire que je voulais rentrer en taxi

"Parfois j’ai plus rien à me mettre sur le dos, alors je sors pas. En fait les règles dérèglent tout. Mon visage et mon corps gonflent. J’ai mal en bas dans le ventre. J’ai envie de pleurer pour rien et la vie perd de son intérêt. J’ai le mal de vivre. Le mal de me rappeler que je pourrais tout aussi bien trouver un regain de souffle en donnant à vivre. Le vertige des possibles me file la nausée. Tant de signaux contradictoires me tordent le bide à ce point que je me fous bien de savoir ce que j’ai envie de porter ce soir. Ni ces fringues qui me sortent par les yeux, ni un enfant, ni la culpabilité, ni les responsabilités, ni rien, ni amour, personne. Je prends un spasfon, fume une cigarette et après quelques voyages ténébreux dans les limbes de ces grosses mises au point irrésolues sur le sens merdique de ma vie, je décommande le rencard qui m’a fait battre le cœur toute la journée, parce que j’ai peur, parce que je m’en fous, parce que je m’endors sur le canapé."

— “Ma vie, mon désordre”, Boby

Au fait, quelqu’un peut m’expliquer à partir de quand on est “trop” angoissé.. ?

Grosses shoes

Grosses shoes

"J’ai toujours peur de décevoir ou qu’on me déçoive et ça c’est terrible, une gifle quand ça m’arrive, une giclée d’encre sur le chemisier. Alors je suis un peu désespérément seule. Vous trouvez ça drôle d’aller s’acheter des fleurs pour soi-même. De se faire à manger, d’aller se coucher, de voir des belles choses et de ne pas pouvoir les partager ?
Je sais pas où toute cette mélasse a commencé. On dit la petite enfance mais je suis pas sûre. Moi je crois que ça a commencé beaucoup plus tard. Je crois à la première fêlure amoureuse. Voilà, moi je situe ça par là, aux environs… Je peux me tromper mais pour moi, je dois pas être loin de toucher du doigt. J’aime pas me sentir trahie, c’est comme ça, je ne suis pas une tasse qu’on ébrèche. Je préfère pas me livrer pour pas être déçue. Alors j’ai mis des distances et des barrières et des ponts, des portes. Je m’isole.
Je ne crois plus en rien ni en personne. Je ne crois plus en moi non plus.
Je me passe un disque et je regarde le ciel."

Histoires d’hommes, Xavier Durringer.

Appli “Draw Something” toute la nuit. 
Tu veux jouer? Demande “Qui est Boby”. 
Bonne insomnie

Appli “Draw Something” toute la nuit.
Tu veux jouer? Demande “Qui est Boby”.
Bonne insomnie

Pas besoin de voyager pour se faire recevoir comme des touristes.

Pas besoin de voyager pour se faire recevoir comme des touristes.

Ready-made?

Ready-made?